Historique : Pourquoi un traway à Nice ?
Un demi-siècle de tramwayLe dernier aller-retour de la ligne 7 a eu lieu le 10 janvier 1953. Comme partout en France à partir de 1950, «Lou trabalan» déjà essoufflé par la guerre, succombe à la concurrence de l'autobus et au succès de l'automobile.
L'âge d'or du «tram»A Nice, l'aventure du transport en commun avait commencé en 1835 avec la mise en place d'un service public de diligences. En 1878, des «chemins de fer américains», circulant déjà sur des rails, prenaient le relais. Le 13 janvier 1900 marque la naissance du tramway proprement dit, avec l'ouverture officielle du réseau des Tramways de Nice et du Littoral (T.N.L). En 1903, les T.N.L. ouvrent une ligne entre Beaulieu et Menton Garavan, via Monte-Carlo. Le réseau étend alors son domaine d'action de Cagnes-sur-Mer à Menton et de Nice à Contes. En 1906, un projet de six lignes des Tramways des Alpes-Maritimes (T.A.M.) est déclaré d'utilité publique. Le 1er octobre 1910 marque un tournant décisif avec les premiers raccordements électriques des lignes des T.A.M. Exit la vapeur ! Un véritable réseauUne vingtaine d'années suffira à créer un réseau dense desservant le Comté de Nice et le reste du département. Des motrices à quatre moteurs exploitaient alors 11 lignes dont certaines d'entre elles servaient à organiser un important trafic de marchandises. La supériorité du tramway sur les autres modes de transports ne faisait alors aucun doute à cette époque. Le temps du déclinLes premières critiques arriveront dans les années vingt. En 1925, le Conseil général décrète que le tramway est un moyen de transport périmé et encombrant. Dès 1927, quatre lignes sont remplacées par des autobus, ce qui explique notamment son déclin. Circulation : une nouvelle donne en 50 ansPrès de 50 ans après avoir été remisé, le tramway prépare son grand retour sur l'agglomération niçoise. Les raisons d'un tel choix ? Un demi-siècle de transformation : pendant que le tramway résolvait ses petits travers pour devenir franchement moderne, la circulation au niveau des grandes agglomérations françaises se dégradait pour cause de saturation. Aujourd'hui, sur la Côte d'Azur, la situation est particulièrement alarmante : année après année, elle s'asphyxie. Alors que l'on prévoit une croissance de 25% des déplacements dans l'agglomération d'ici à 2020, le Plan de Déplacements Urbains (PDU) a démontré que la situation atteignait aujourd'hui un seuil critique. Déplacements : la spécificité niçoiseSur un littoral qui s'est fortement urbanisé en quelques décennies, Nice représente le «centre-ville» d'une métropole où la densité de population est parmi les plus fortes de France. Capitale des Alpes-Maritimes et 5ème ville de France, Nice, comme toutes les grandes villes, a vu sa circulation se dégrader par le "tout automobile" : rues et avenues engorgées, stationnement anarchique entraînant également une baisse des performances des transports en commun. Nice : une ville qui bouge !
Trafic global :
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Bus en site propre rue du Maréchal Joffre |
Et rue Hôtel des postes |
Caractéristiques générales de la ligne
- Longueur de la ligne : 9,9 km
- Nombre d'arrêts : 28
- Distances moyennes entre arrêts : 350 à 400 m (510 m maxi)
- Types de véhicules : Bus standard et/ou articulés
- Des arrêts aménagés avec des quais élargis et rehaussés à 21 cm de hauteur pour faciliter l’accès aux bus des personnes à mobilité réduite (PMR).
- Des aménagements spécifiques pour améliorer la circulation des piétons, des PMR et des personnes mal-voyantes (élargissements ponctuels des trottoirs, barrières de sécurité, bandes de guidage visuel, bandes d’éveil à la vigilance)
- 4 km de bande cyclable de 1.5 m de large aménagés dans le couloir de bus
A terme : 10 km de couloir de bus seront réalisés entre la préfecture et le port de Nice
Nice peut dans le même temps se targuer de détenir le record national de mobilité. Selon une enquête réalisée entre 1997 et 1998, on y comptabilise 3,75 déplacements par jour et par personne contre 3,6 pour les grandes agglomérations françaises. Champion toutes catégories : l'hypercentre de Nice avec 4,2 déplacements par jour et par personne. Il est vrai que le centre-ville totalise à lui seul plus du tiers des emplois de la ville et draine, tout au long de la journée, une importante population attirée par les nombreux commerces et les services publics.
